Au cas où certains d'entre vous trouveraient choquant que les forces armées puissent être requises pour le transport en urgence d'un civil ;
D'ans le début des années 80 un inverti notoire et mugnifiscent tenait un bouge très renommé à Dampremy ; "Chez Colette"... La "Colette" en question, Didier de son prénom de baptême, prenait soin ne ne pas laisser un mois s'écouler sans apparaître dans les journaux, rubrique "fait divers", aux fins d'entrenir sa publicité "mal famée"... Lors de soirées "à thème" les limousines faisaient la-queue (ne laissant pas leur proprio de reste !) aux abord de l'édifice d'apparence miteuse. Magistrats et flics de hauts grades y cotoyaient toutes sortes d'obsédés du Q -confrères, bien entendu- bourgeois, politiques et marginaux de tous crins.
Colette s'est abondamment distinguée à la une de la Nlle Gazette (entre autres !), sous la plume d'un assidu du lieu, par quelques exploits épiques ; ainsi l'un de ses lions vicieusement libéré par un "ennemi" ne fit-il qu'une bouchée d'un infortuné bonhomme dont il ne fut retrouvé qu'un pied dans une chaussure... Mordu par un Cobra de sa collection animalière qui lui servait à égayer ses soirées spéciales, il fut expatrié par hélicoptère de l'armée en direction de l'institut Pasteur de Paris où il put être sauvé de justesse... Des mauvaises langues prétendirent qu'il était impliqué dans un trafic de voitures de luxe avec les Emirats ; mais les médisants s'étaient surtout basés sur le fait étrange que, dès lors que Colette fut aussi inculpé dans ce trafic, certains participants tous condamnés pour les mêmes faits se retrouvèrent "expulsés de prison" en même temps que lui. Affaire close !
Alors que Colette faisait l'objet de moult mandats d'arrêt, de comparution et autres convocations judiciaires variées, il paradait dans la tente du PRL lors des élection Carolo. Aux fins d'égayer la campagne, il se livra même à un strip tease debout à l'arrière d'une moto... de police !... entre Dampremy et Charleroi.
L'une des dernières affaires concernant ce truculent personnage me parvînt incidemment aux oreilles ; pour un litige aux contours mal définis, son frère lui aurait tiré une décharge de fusil de chasse dans le dos... à quel niveau, on ne le sut, mais l'endroit devait être rodé aux agressions les plus sévères, car la victime s'en sortit quand même !
Ah ! Sainte Belgique dont un commissaire très en vue se plaignait qu'il ne s'y passait jamais rien d'intéressant... avant 1980 !
